Quand le maintien dans l'emploi devient une priorité : l'expérience de Thierry chez Boulanger

Après deux ans d'arrêt, Thierry a pu retrouver son poste chez Boulanger grâce à une démarche collective associant RH, médecine du travail et équipes terrain.

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Témoignage exosquelette chez Boulanger pour un cas de maintien dans l'emploi

Comment accompagner le retour au travail d'un collaborateur après une longue absence ? Comment favoriser le maintien dans l'emploi lorsqu'une reprise d'activité devient difficile à envisager ?

Chez Boulanger, ces questions se sont posées pour Thierry, salarié de l'entrepôt de Waziers depuis plus de dix ans.

Après plusieurs années marquées par des difficultés physiques et une longue période d'arrêt, son souhait était simple : retrouver son équipe et poursuivre son activité professionnelle dans de bonnes conditions.

Pour rendre cette reprise possible, plusieurs acteurs de l'entreprise se sont mobilisés autour d'un même objectif : construire une solution adaptée et durable.

Une carrière construite dans des métiers physiquement exigeants

Avant de rejoindre Boulanger, Thierry a travaillé de nombreuses années dans l'industrie automobile.Habitué aux environnements de production et aux métiers de terrain, il a toujours exercé des activités sollicitant fortement le corps.

Depuis plus de dix ans, il évolue au sein de l'entrepôt Boulanger de Waziers où il participe aux opérations logistiques nécessaires au bon fonctionnement de l'activité. Comme dans de nombreux métiers de la logistique, les gestes répétitifs, un peu de manutention et certaines contraintes physiques font partie du quotidien.

Pendant longtemps, Thierry poursuit son activité sans imaginer qu'il pourrait un jour rencontrer des difficultés l'empêchant de travailler.

Quand reprendre son poste devient un défi

En 2020, la situation bascule.

Une longue période d'arrêt l'éloigne de son environnement professionnel pendant près de deux ans. Pour Thierry, cette période est marquée par l'incertitude.

« J'avais peur de perdre mon poste. À chaque convocation par la médecine du travail, on me refusait de reprendre. »

Malgré les difficultés rencontrées, son objectif reste inchangé : retrouver sa place au sein de son équipe. Mais pour envisager un retour durable, il devient nécessaire de réfléchir à une adaptation de son activité professionnelle. La médecine du travail considère alors qu'une reprise ne pourra être envisagée qu'à condition de trouver une solution permettant de limiter certaines contraintes du poste.

Comme de nombreuses entreprises confrontées à des situations similaires, Boulanger doit répondre à une question essentielle : comment favoriser le maintien dans l'emploi d'un collaborateur expérimenté lorsque son environnement de travail doit être adapté ?

C'est là que l'exosquelette Japet.W+ qui soulage le mal de dos est évoqué. 

Maintien dans l'emploi : une mobilisation collective pour accompagner la reprise

Face à cet enjeu, plusieurs acteurs se mobilisent. La cellule diversité et inclusion, les ressources humaines, la médecine du travail et les équipes opérationnelles travaillent ensemble afin d'identifier une solution compatible avec la reprise de Thierry. L'objectif est clair : permettre à un collaborateur reconnu travailleur handicapé de poursuivre son activité dans les meilleures conditions possibles.

Le délai est court.

Une solution doit être trouvée rapidement afin d'éviter que la situation n'évolue vers une inaptitude définitive.

Cette mobilisation collective illustre un principe partagé par de nombreuses entreprises engagées dans le maintien dans l'emploi : chaque situation mérite d'être étudiée individuellement afin de rechercher les adaptations les plus pertinentes.

Retrouver sa place dans l'entreprise

C'est dans ce contexte qu'un essai de l'exosquelette Japet.W+ est est organisé afin d'accompagner la reprise de Thierry.

Au départ, il reconnaît avoir accueilli cette proposition avec prudence.

« Au début, j'étais un peu réticent. Mettre quelque chose sur la douleur, j'avais du mal à y croire. »

Très rapidement, son regard évolue.

« Au final, c'est l'inverse : ça soulage. Aujourd'hui, c'est comme si je faisais de la kiné tous les jours. »

Aujourd'hui, Thierry occupe un poste adapté à ses capacités et l'exosquelette fait partie de ses outils de travail. L'objectif n'est pas de retrouver exactement les mêmes conditions de travail qu'avant, mais de lui permettre de rester actif et de poursuivre son activité professionnelle dans de meilleures conditions.

« Sans ça, je ne pourrais plus travailler. Clairement. L'exosquelette m'a sauvé la vie pro. »

Cette reprise progressive lui permet de retrouver sa place dans l'entreprise tout en respectant les limites fixées par la médecine du travail pour préserver sa santé.

Un projet collectif porté par toute une équipe

L'une des particularités de cette expérience réside dans l'accueil réservé à Thierry et à son exosquelette à son retour au travail.
Au sein de l'entrepôt, ses collègues comprennent sa situation et l'accompagnent naturellement dans son quotidien.

« Personne ne se moque. Tout le monde comprend que ce genre de solution, un jour ou l'autre, ça peut aussi leur servir. »

Cette solidarité est également soulignée par l'encadrement du site. Au-delà de l'équipement lui-même, c'est tout un collectif qui s'est mobilisé pour rendre possible la reprise. Une preuve que le maintien dans l'emploi repose avant tout sur une démarche humaine associant le collaborateur, l'entreprise, les équipes terrain et les professionnels de santé.

Continuer à travailler jusqu'à la retraite, dans de bonnes conditions

À 60 ans, Thierry ne cherche pas à faire plus. Il cherche simplement à pouvoir continuer à exercer son métier dans des conditions compatibles avec sa santé.

« L'idée, c'est de tenir jusqu'à la retraite dans de bonnes conditions. Je veux travailler, mais pas au prix d'y laisser ma santé. »

Pour Boulanger, cette expérience illustre l'importance d'agir lorsqu'un collaborateur rencontre des difficultés susceptibles de compromettre son avenir professionnel.

Pour Thierry, elle représente la possibilité de poursuivre une carrière qu'il a construite.

Et pour toutes les entreprises confrontées aux enjeux du maintien dans l'emploi, elle rappelle qu'il existe des solutions permettant de préserver les compétences, l'expérience et la qualité de vie au travail.


Questions fréquentes sur le maintien dans l'emploi

Comment favoriser le maintien dans l'emploi d'un salarié reconnu travailleur handicapé ?

Le maintien dans l'emploi repose généralement sur une démarche collective associant le salarié, l'entreprise, les ressources humaines, la médecine du travail et, lorsque nécessaire, différents partenaires spécialisés. L'objectif est d'identifier les adaptations permettant de poursuivre l'activité professionnelle dans de bonnes conditions.

Comment préparer un retour au travail après un arrêt de longue durée ?

Une reprise réussie nécessite souvent une évaluation des contraintes du poste, des échanges avec la médecine du travail et la mise en place d'aménagements adaptés aux besoins du collaborateur.

Quel est le rôle de la médecine du travail dans le maintien dans l'emploi ?

La médecine du travail accompagne l'entreprise et le salarié dans l'identification de solutions compatibles avec l'état de santé du collaborateur afin de favoriser une reprise durable de l'activité.

Pourquoi adapter un poste de travail plutôt que changer de métier ?

Lorsque cela est possible, l'adaptation du poste permet de préserver les compétences, l'expérience et les savoir-faire acquis au fil des années tout en limitant l'impact des contraintes professionnelles sur la santé du salarié.

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Questions & réponses

Quel est le ROI d'un exosquelette en santé au travail ?

Le retour sur investissement d’un exosquelette dépend du poste de travail, du choix du matériel et de son intégration.
Bien ciblé et bien utilisé, il se traduit par une baisse de la fatigue, de la non-productivité et des arrêts de travail, un meilleur maintien dans l’emploi et une réduction du Turnover.

Sur les postes à forte pénibilité, et quand le matériel est bien choisi, es gains peuvent apparaitre dès les premiers mois.

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Existe-t-il des aides au financement d’exosquelettes ?

Aujourd’hui les aides financières pour les exosquelettes sont rares et limitées à quelques cas précis, comme la RQTH par exemple. 
Téléchargez notre guide pdf pour tout savoir sur le financement d’exosquelettes.

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